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Le 8 mars, PEN International et les Centres PEN autour du monde marquent la Journée Internationale de la Femme, en surlignant les contributions et les victoires continues pour la liberté d’expression par des femmes écrivains et journalistes, mais aussi les difficultés et les menaces qu’elles subissent dans le cadre de leur travail. Les femmes écrivains et journalistes se battent dans une grande partie du monde afin de surmonter les barrières qui leur sont imposées à tous les niveaux, et sont fréquemment sujettes à des actes de violence, des menaces et de la répression, pour le simple fait d’exercer leur métier.

PEN International suit, et s’engage en faveur des femmes écrivains, journalistes et bloggeuses dans le monde entier afin de continuer à mettre en avant les dangers auxquels se heurtent ces femmes, et en faisant campagne pour leur protection et leur liberté. Au cours de l’an passé, PEN International a suivi plus de 100 cas de femmes écrivains et journalistes qui ont subi des menaces, ont été emprisonnées, ou tuées.

Cette année, nous portons notre attention tout spécialement sur les cas suivants, qui sont emblématiques des menaces auxquelles doivent faire face les femmes écrivains et journalistes autour du globe.

Liu Xia – Chine

Liu Xia est une poétesse, artiste et un membre fondateur du Centre PEN Chinois Indépendant. Elle a été consignée à domicile dans son appartement à Beijing, sans accès au téléphone, à l’internet, au docteur de son choix ou même à des visiteurs, depuis que son mari, Liu Xiaobo, fût nommé lauréat du Prix Nobel de la Paix en octobre 2010. Au cours des derniers mois, il y a eu une inquiétude croissante quant à la santé mentale de Liu Xia, qui souffrirait de dépression. PEN proteste depuis longtemps déjà contre la détention extra-judiciaire de Liu Xia, et a fait campagne de manière incessante pour sa libération immédiate et inconditionnelle.Lisez la poésie de Xia en cliquant ici.

Agissez en faveur de Xia en cliquant ici.

Reeyot Alemu – Ethiopie

Reeyot Alemu est journaliste, et purge actuellement une peine de 14 ans d’emprisonnement, réduite à cinq ans en appel en aout 2012, après que la majorité des charges de terrorisme retenues contre elles soient abandonnées. Il est présumé que l’arrestation d’Alemu le 21 juin était liée à ses articles critiquant le parti au pouvoir, le Ethiopian People’s Revolutionary Democratic Front (EPRDF) [Front Révolutionnaire du Peuple Éthiopien]. Alemu a été sujette à de la maltraitance en prison, tel que le fait d’avoir été interdite de traitements médicaux et de visites. Ses parents sont les seuls à avoir reçu le droit de visite. PEN International proteste contre l’emprisonnement ininterrompu d’Alemu, demandant sa libération immédiate et inconditionnelle.

Agissez en faveur de Reeyot Alemu en cliquant ici.

Dina Meza – Honduras

Dina Meza, une journaliste primée, défenseure des droits de l’homme et auteure, a été victime de harcèlement et d’abus depuis 2006, sans que cela ait donné lieu à une enquête adéquate. Le harcèlement dont elle est victime est devenu plus intense au cours des mois passés. Meza commença son travail en tant que défenseure des droits de l’homme en 1989, après que l’un de ses frères fût enlevé par les forces de sécurité, puis détenu incommunicado pendant une semaine, durant laquelle il fût torturé et accusé d’appartenir à la guerrilla. PEN International est persuadé qu’elle est ciblée pour le fait d’exercer sa liberté d’expression, et que sa sécurité physique est en danger. L’organisation fait appel afin que ces menaces soient dûment examinées et pour que les autorités honduriennes procurent à Dina Meza une protection adéquate.

Agissez en faveur de Dina Meza en cliquant ici.

Shiva Nazar Ahari – Iran

Shiva Nazar Ahari, une journaliste, activiste pour les droits de l’homme et bloggeuse, purge actuellement une peine d’emprisonnement de quatre ans pour son militantisme pour les droits de l’homme et la paix. Un membre fondateur du Committee of Human Rights Reporters (CHRR) [comité des reporters pour les droits de l’homme], Ahari fût convoquée à la prison d’Evin à Téhéran le 8 septembre, pour suspicion de participation à des rassemblements politiques en 2009. Son cas date du 17 juin 2009,  lorsqu’elle fût arrêtée suite à l’élection présidentielle, fort contestée, accusée de ‘mobarebeh’ (‘faire la guerre à Dieu’), ‘propagation contre le régime’, ‘actions contre la sécurité nationale’ et ‘perturbation de l’ordre public’. Elle fût relâchée sous caution le 13 octobre 2009, mais arrêtée de nouveau le 20 décembre 2009 et retenue à la prison d’Evin jusqu’au 12 septembre 2010, passant la plupart de ce temps en solitaire. Elle fût condamnée le 4 septembre 2010, durant une audience du tribunal inférieur, à 74 coups de fouet et six ans de prison, réduit à quatre ans en appel, et fût envoyée à la prison de Rajaee Shahr. PEN International est persuadé qu’elle est détenue uniquement pour avoir paisiblement exercé son droit à la liberté d’expression, et demande sa libération immédiate et inconditionnelle.

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Ayşe Berktay, Büşra Ersanlı and Zeynep Kuray – Turquie

Afin de marquer la Journée Internationale de la Femme le 8 mars, PEN International demande aux autorités turques d’abandonner toutes les charges contre Ayşe Berktay, Büşra Ersanlı and Zeynep Kuray, trois femmes se trouvant mêlées à une enquête anti-terreur de large envergure, visant les kurdes et la société civile kurde. Les inculpations contre les trois femmes varient, et elles sont accusées de diriger et d’appartenir à une organisation terroriste décrite comme l’Union des Communautés Kurdes (KCK), alors même que les autorités échouent à produire la moindre preuve matérielle ou lien causal à du terrorisme ou à des complots en vue de commettre des actes violents.  Les trois femmes sont parmi des milliers de suspects – dont une myriade d’écrivains, de journalistes, d’académiciens, de politiciens, d’éditeurs, d’avocats et de militants pour les droits de l’homme – qui risquent de longues peines d’emprisonnement du fait de l’enquête en cours visant le KCK. PEN International demande aux autorités turques d’assurer la fermeture immédiate des dossiers contre les trois femmes, et exige que toutes les charges liées uniquement à leur exercice du droit à la liberté d’expression et d’association soient abandonnées.

Agissez en faveur de Ayşe Berktay, Büşra Ersanlı and Zeynep Kuray en cliquant ici.

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