Home Page > News Item > Sommet du G20 au Mexique – Lettre ouverte aux journalistes et écrivains

12 Juin 2012

Le Sommet du G20 aura lieu au Mexique du18 au 19 Juin. PEN International a écrit une lettre ouverte aux journalistes, afin de les exhorter à soulever la question de la violence subi par les journalistes au Mexique quand ils couvrent l’événement.

Le texte de la lettre suit. Version PDF: Mexique G20 pdf

Sommet du G20 au Mexique les 18 et 19 juin 2012
Lettre ouverte aux journalistes et écrivains

Chers collègues,

Nous vous écrivons au nom de PEN International, l’organisation internationale des écrivains et de la liberté d’expression disposant de plus de 100 centres dans le monde entier.

Nous vous demandons en qualité de collègues journalistes et écrivains de vous souvenir de vos collègues mexicains assassinés et disparus lors de votre couverture du sommet du G20 de cette année au Mexique.

Le Mexique est l’un des pays les plus dangereux au monde dans lequel pratiquer le journalisme. Depuis 2000, plus de 80 écrivains, journalistes, et blogueurs ont été tués au Mexique et 15 autres ont disparu. Nombreux parmi eux étaient des journalistes qui ont investigué sur le crime organisé et la corruption ; très peu de leur décès ont eu droit à une enquête appropriée. Il y a eu qu’une poignée de condamnations.

Malgré l’introduction de deux mécanismes visant à la protection des journalistes sous menacent et la création, en 2006, d’un bureau du procureur spécial pour le crime contre la liberté d’expression, le taux auquel les journalistes sont tués a augmenté plutôt que de diminué.

Au premier semestre 2012, sept écrivains ont été assassinés.

L’impunité pratiquement totale dont jouissent ceux qui tuent ou menacent des journalistes au Mexique tien beaucoup son existence de la corruption et de l’inertie qui sont si répandus du les états du Mexique États. La police et les employés d’administrations locales sont souvent impliqués dans les attaques contre les journalistes et, comme le procureur Spécial du crime contre la liberté d’expression l’a publiquement reconnu en mars 2012, les menaces contre la liberté d’expression des journalistes proviennent souvent directement des autorités nationales elles-mêmes.

En janvier, le présidente et le secrétaire international du PEN International , a conduit une délégation au Mexique, composée des dirigeants de PEN d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie, pour soulever la prise de conscience internationale de la violence subie par les écrivains et journalistes. La délégation a rencontré, entre autres, le maire de Mexico, le ministre de l’Intérieur, le procureur spécial du crime contre la liberté d’expression et le président du Sénat.

La délégation PEN a demandé de mettre un terme au climat d’impunité et au Sénat mexicain d’approuver un amendement à la Constitution qui ferait de toutes les attaques contre les journalistes des crimes fédéraux. Cet amendement a été adopté en mars 2012 ; il doit aujourd’hui être approuvé par une majorité des états pour qu’il devienne une loi.

Toutefois, l’engagement du Mexique en faveur de la liberté d’expression ne sera pas mesuré par la législation mais par une réduction du nombre d’attaques contre les journalistes et écrivains, par la poursuite et la condamnation des responsables de ces crimes et par le combat contre la corruption.

PEN International vous demande – dans un acte de solidarité avec vos collègues assassinés et disparus – de soulever la question du climat d’impunité régnant au Mexique dans votre couverture du sommet du G20 en juin.

Cordialement,

John Ralston Saul
Président International

Hori Takeaki
Secrétaire International

Marian Botsford Fraser
Presidenta du Comité des Escrivains en Prison

Contacts pour la presse:
John Ralston Saul, International President, 00 1 416-964-2313
Cathal Sheerin, 00 44 (0)20 7405 0338

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